| Le préavis est un délai de prévenance que la personne à l'origine
de la rupture doit respecter pour informer l'autre partie de son
intention de mettre fin au contrat de travail.
Le début du préavis prend effet le jour de la notification de
la démission à l'employeur, c'est à dire le jour où ce dernier a
reçu la lettre de démission écrite ou le jour où le salarié a donné
verbalement sa démission.
Les relations contractuelle prennent fin automatiquement au terme
de ce délai.
L'existence du préavis de démission est prévue soit par :
- La convention collective
- L'accord collectif
- Les usages pratiqués dans la profession
- si aucune de ces trois sources n'existe, il n'y a pas de préavis
à respecter.
Quelle est la durée d'un préavis de démission ?
- Ce sont les conventions collectives ou les usages qui fixent
la durée et l'existence du préavis.
- La loi ne fixe la durée du préavis que pour les journalistes
ou les VRP.
- Selon les usages, le préavis dure généralement 1 semaine pour
les ouvriers, 1 mois pour les employés, agents de maîtrise et
techniciens et 3 mois pour les cadres et ingénieurs.
- En cas de maladie ou de grève pendant le préavis, celui ci
n'est pas suspendu. Il prend fin à la date prévue et n'est pas
prolongé d'autant. Par contre, l'accident de travail pendant le
préavis de démission entraîne la suspension du préavis qui se
voit alors allongé de la durée de l'arrêt de travail.
Que se passe-t-il durant la période de préavis ?
- Durant toute cette période, les obligations et les droits restent
identiques. L'employeur doit donner du travail au salarié et le
payer et celui-ci doit exécuter normalement ses fonctions.
- Les absences pour recherche d'emploi ne résultent que des usages
et des conventions collectives, il convient donc de s'y référer.
En général, le salarié a la possibilité d'utiliser au moins deux
heures de son temps de travail journalier pour rechercher un nouvel
emploi qui sont souvent des heures payées.
Existe-t-il des cas où le préavis peut ne pas être
effectué ?
- La loi prévoit certains cas où le salarié est dispensé de préavis
:
- En cas de rupture pendant la période d'essai
- Pour les femmes enceintes
- Pour prendre un congé postnatal
- A l'issue d'un congé pour création d'entreprise
- En cas de force majeure
- Si l'employeur a rendu la démission inévitable par son attitude
- En cas de faute grave du salarié justifiant la rupture immédiate
Aucune indemnité compensatrice de préavis n'est due dans ces hypothèses.
Le salarié peut demander à être dispensé du préavis
mais l'employeur n'est nullement tenu de répondre favorablement
à cette demande. Aucun salaire ni indemnité compensatrice de préavis
n'est alors exigible pour la période qui aurait dû correspondre
à l'exécution du préavis.
Sur décision unilatérale de l'employeur, le salarié
peut être dispensé de travailler pendant le préavis. Le salarié
perçoit une indemnité compensatrice de préavis égale à la rémunération
brute qui aurait été perçue jusqu'au terme du préavis s'il avait
été effectué.
Quels sont les risques encourus si le salarié démissionne sans
avoir effectué son préavis ?
Le salarié qui refuse d'effectuer son préavis doit verser une indemnité
compensatrice de préavis à l'employeur. Cette indemnité de brusque
rupture est égale à la rémunération brute du temps de préavis.
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