| La directive européenne du 14 octobre 1991 est venue renforcer
l'exigence d'un écrit pour améliorer l'information du salarié. Il
s'agit donc d'une nouvelle formalité imposée à l'employeur et non
d'une condition de validité. Entrée en vigueur le 1 juillet 1993,
elle impose que soit remis au salarié un document écrit en français
: le contrat de travail.
L'entreprise est tenue de remettre deux exemplaires
du contrat de travail au candidat :
- Un exemplaire qu'il doit renvoyer signé à l'entreprise
- Un exemplaire qu'il doit conserver
Le candidat est donc tenu de lire attentivement le contrat de travail
avant de le retourner signé. Le candidat a le droit, avant la signature,
de demander des modifications si elles se justifient et qu'elles
sont négociables.
Certaines clauses doivent se trouver obligatoirement dans le contrat
:
- Identité des parties
- Précision sur le travail effectué
- Le début du contrat
- Lieu et horaires de travail
- Rémunérations et modalités
- Les conventions et accords collectifs applicables
Il existe d'autres clauses que les parties peuvent insérer d'un
commun accord dans le contrat et auxquelles le candidat doit être
particulièrement attentif à la lecture du contrat de travail
Les clauses particulières
De mobilité
« l'employé accepte tout changement de lieu de travail sur
l'ensemble du territoire » « Vous serez amené, à l'avenir, à changer
de lieu de travail sur l'ensemble de la France » « Le lieu de travail
ne constitue pas un élément fondamental de ce contrat »
Cette clause engage le salarié à accepter par avance le changement
de lieu de son lieu de travail imposé par l'employeur Il s'engage
donc à accepter sa mutation géographique . Il faut que la mutation
se fasse dans l'intérêt de l'entreprise et qu'elle n'outrepasse
pas les conditions prévues dans la clause
Le non respect de la clause sera considéré comme une démission
de la part du salarié. . Il peut entraîner un licenciement pour
faute grave. Dans ce cas, le salarié se prive du droit au préavis
et à l'indemnité de licenciement
De non concurrence
« À la cessation du contrat, quelle qu'en soit la cause, l'employé
s'interdit d'exercer en Département parisienne toute activité susceptible
de concurrencer les activités ou les produits de la société pour
une durée de un an à compter de la fin du préavis, qu'il soit ou
non effectué »
. Cette clause interdit au salarié qui quitte son
entreprise, volontairement ou pas, de la concurrencer au travers
d'une nouvelle activité qui porterait préjudice à son ancien employeur
. Pour être valide, cette clause doit : . être justifiée par la
défense des intérêts légitimes de l'entreprise . avoir une durée
d'effet (généralement 2 ans) et d'espace limitée . s'appliquer à
un secteur d'activité précis
. En contrepartie de cette clause, le salarié reçoit
très souvent une indemnité compensatrice soumise aux charges sociales
et imposable . S'il ne respecte pas cette clause, le salarié peut
être condamné à payer des dommages et intérêts et cesser toute nouvelle
activité . Si le salarié prouve que cette clause lui a porté préjudice,
l'employeur est tenu de lui verser des dommages et intérêts et le
salarié est libéré de son obligation de non concurrence
D'exclusivité
Cette clause oblige le salarié à ne pas exercer, pendant
toute la durée du contrat de travail, une autre activité professionnelle
De confidentialité
« L'employé ne divulguera pas, ni directement ni indirectement,
pour quelle que raison que ce soit, toute information concernant
la société et en particulier les rapports de la société avec ses
clients, ses fournisseurs, tout travail protégé, toutes études,
toutes informations financières, tout projet en cours.. »
. Cette clause rappelle au salarié qu'il est tenu
de ne pas divulguer, à qui que ce soit, des informations confidentielles
sur l'entreprise
. Cette obligation survit pendant un délai raisonnable
après cessation du contrat de travail
Relative à l'existence d'une
période d'essai
« Le contrat ne deviendra définitif qu'à l'issue d'une période
d'essai de trois mois, au cours de laquelle chacune des parties
pourra rompre le contrat sans indemnité » « Le présent engagement
est soumis à une période d'essai de 3 mois, conformément aux dispositions
du Code du Travail, qui régiront nos rapports pendant ladite période
»
. Elle donne droit à l'employeur d'évaluer les
compétences professionnelles et la capacité du salarié à occuper
son poste . Sa durée est libre pour un CDI (le plus souvent, 6 mois
maximum) et calculée pour un CDD selon la durée du contrat de travail
. Elle peut être prolongée, la durée complémentaire est alors limitée
dans le temps et doit être acceptée par le salarié
Pendant le temps où elle s'applique, le salarié
et l'employeur peuvent rompre le contrat de travail sans suivre
de procédures restrictives et contraignantes, c'est à dire sans
préavis, ni indemnités
De dedit-formation
. L'entreprise s'engage à envoyer en formation et à ses frais
le salarié qu'elle embauche . Le salarié est obligé, en contrepartie,
de rester un certain temps dans l'entreprise à l'issue de sa formation
ou de rembourser les frais supportés (un dédit) . La durée de la
clause est généralement comprise entre deux et cinq ans . La clause
n'est pas valable pour un contrat d'insertion, en alternance ou
lorsque la formation se fait hors du temps de travail
. Les frais réels engagés par l'entreprise pour la formation doivent
être supérieurs aux dépenses imposées par la loi ou la convention
collective . La clause n'a pas, pour effet, de priver le salarié
au droit de démissionner
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